La petite terreur de Glimmerdal

La petite terreur de Glimmerdal

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Maria PARR
Jean-Baptiste COURSAUD (Traducteur)
La petite terreur de Glimmerdal
Romans adolescents
 

Tonje, presque dix ans, est la seule enfant de Glimmerdal ; son meilleur copain,
Gunnvald, a soixante-douze ans. Tous les deux, ils fabriquent des bobsleighs
pour dévaler la montagne à toute blinde en hiver, en hurlant leur joie et leur
trouille. Le seul problème dans la vallée : c’est Klaus Hagen, le propriétaire du
camping : il déteste le bruit, les enfants, et... Tonje. Jamais à court d’idées et
d’inventions, Tonje est bien contente quand une famille avec enfants s’installe
au camping…





1 Où Tonje, chaussée de ses skis, manque le salto complet à une strophe près

 

Le silence est grand au fond de la vallée de Glimmerdal lors des après-midi froids du mois de février.

La rivière ne ruisselle pas puisqu’elle est recouverte d’une couche de glace.

Les oiseaux ne gazouillent pas puisqu’ils se sont envolés vers le sud.

Même les moutons ne bêlent pas puisqu’ils sont rentrés dans leur bergerie.

Tout ce que l’oeil et l’oreille perçoivent se limite à de la neige blanche,
des sapins opaques et des montagnes muettes.
Pourtant, au creux de cet hiver silencieux, on peut distinguer une tache toute noire qui ne va pas
tarder à faire du bruit. La tache noire se tient au bout d’une longue piste de ski toute de traviole,

elle même située au pied du sommet qui porte le nom de Dent de Vardetind.

Cette tache n’est autre que Tonje Glimmerdal qui, elle, porte le nom du village où elle habite.

Elle a un père exerçant dans la vallée le métier d’agriculteur et une mère océanologue
travaillant au bord de la mer.

Tonje Glimmerdal a également des cheveux roux et frisés, de vraies boucles de lionne.

À Pâques, elle fêtera son dixième anniversaire. Une fête qu’elle espère fracassante,
dont le tonnerre retentira jusque dans les montagnes.
Klaus Hagen aurait toutes les raisons du monde d’être satisfait de la vie.

Pour un propriétaire de camping qui n’aime pas les enfants,

le village est un rêve étant donné qu’un seul y vit.

Alors un enfant, rien qu’un, Klaus Hagen devrait être en mesure de le supporter.

Eh bien non. Car Tonje Glimmerdal fait partie de ces spécimens d’enfants que Klaus
Hagen supporte le moins, voire pas du tout.

Les clients, tous sans exception, comprennent en effet à la minute où ils font la connaissance de Tonje,
quand bien même ils ne séjournent que quelques jours au Parcours de Santé, qu’ils sont venus visiter
sa vallée: celle de Tonje et de personne d’autre.
Heureusement, la petite impératrice de Glimmerdal se réjouit nettement plus que la normale d’avoir de
la visite.
«Il devrait y avoir “Bienvenue” d’écrit sur ton front, Tonje», a dit un jour Tante Idun.

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