BÉNABAR Travaux publics

BÉNABAR Travaux publics

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  • thèmes
  • décembre 2011 / 11 x 17,5 cm / 208 pages
    ISBN 978-2-36474-040-2
    prix indicatif : 8 €
BÉNABAR
BÉNABAR Travaux publics
Intégrale des textes
Hors collection
 

Pour la sortie du prochain album de Bénabar, le 5 décembre, les Éditions Thierry
Magnier se sont associées à Sony et à la FNAC pour éditer un recueil de l’intégralité
de ses textes, offert dans un coffret avec le CD.
En parallèle, une intégrale des textes de ce chanteur-poète moderne paraît :
une façon originale de s’approprier l’univers drôle et décalé d’un auteur compositeur
incontournable de la nouvelle scène française.





La P’tite Monnaie
Un joyeux brouhaha, un chaleureux chahut
Nous retient autour d’une table, la peau du ventre bien tendue
Les vieux fi nissent l’eau-de-vie, tandis que les jeunes
mangent leur pain blanc
En chatouillant les petits qui s’étouffent en rigolant
Les repas le dimanche midi
Comme j’sais plus qui disait :
« Le bonheur ça se trouve pas en lingots
Mais en p’tite monnaie »
Une forte tête blonde termine sous la menace
Ses minuscules dés de viande, en faisant la grimace
Il en donne un sur deux au chien… Moi j’y vois clair dans
son p’tit jeu !
Il me supplie du regard, alors je ferme les yeux !
Les repas le dimanche midi
Comme j’sais plus qui disait :
« Le bonheur ça se trouve pas en lingots
Mais en p’tite monnaie »
Le bébé en bout de table, sur sa chaise d’arbitre
Surveille d’un oeil abstrait l’arbre généalogique
Dire qu’on vénère tellement ce petit incontinent
La grand-mère l’embrasse en rital… J’vous jure
qu’c’est mieux avec l’accent !
Ça me rappelle quand on était gamins
On faisait nos prières en italien
J’ai longtemps cru que Dieu était rital
Maintenant je sais bien qu’il est américain !

On fait des dunes de sel, pour aspirer les taches
De vin rouge renversé et des sujets qui fâchent
Les vieux souvenirs de vacances roulent sur la nappe
les miettes de pain
Les blagues plutôt grivoises slaloment entre les bouteilles
de vin
Les repas le dimanche midi
Comme j’sais plus qui disait :
« Le bonheur ça se trouve pas en lingots
Mais en p’tite monnaie »
La prune, la poire, la cerise, on va siroter tout le verger !
Le grand-père sort les cigares et se les fait tous taxer !
Morceau de sucre dans l’alcool raffi nement de gastronome
C’est la chasse au canard dans le marc de Bourgogne !
Les repas le dimanche midi
Comme j’sais plus qui disait :
« Le bonheur ça se trouve pas en lingots
Mais en p’tite monnaie »

Bénabar a grandi à Saintry-sur-Seine, en Essonne, dans la banlieue parisienne.

Sa mère est libraire et son père régisseur pour le cinéma.

À huit ans, il s’initie à la trompette, plus parce que cela est symbolique des clowns et du cirque qui l’impressionnent, que par goût musical.

Après son baccalauréat et un passage aux États-Unis, il devient technicien et photographe pour le cinéma, avant de trouver sa voix et de devenir chanteur-compositeur.

Auteur de chansons populaires, souvent humoristiques, et décrivant des faits de la vie quotidienne, des traits de la société et certaines étapes de la vie.

Le thème du passage d’une vie insouciante d’« adulescent » à celle d’un adulte est assez récurrent dans son oeuvre, avec des chansons comme Y’a une fille qu’habite chez moi ou Monospace.

Des questions plus engagées sont parfois traitées, comme dans L’Effet papillon ou Qu’est-ce que tu voulais que je lui dise ?